Pierre C. · 24 août 2026

En août 2026, le marché locatif français reste marqué par une tension persistante, malgré une légère amélioration de l’offre. Selon SeLoger et Meilleurs Agents, les loyers ont augmenté de 2,5 % en un an, dépassant l’inflation (1,9 %), avec des hausses particulièrement marquées à Nice, Marseille et Toulouse. À l’inverse, Bordeaux et Nantes connaissent un début de détente grâce à une offre en progression (+17 % de logements disponibles en un an), mais le stock global reste 16 % en dessous de 2021, en partie à cause des logements sortis du marché pour non-respect des normes énergétiques (DPE).
La pénurie de petits logements (studios et T2) maintient une forte pression sur les locataires, surtout dans les grandes villes. À Paris, la demande a reculé de 15 % en un an, mais elle reste bien supérieure à 2021 dans les métropoles (+42 % pour le Top 10, +53 % pour le Top 50). Les ménages peinent à accéder à la propriété en raison de taux d’emprunt stables autour de 3,2 %, freinant les primo-accédants et alimentant mécaniquement la demande locative.
Les disparités territoriales s’accentuent : l’Île-de-France concentre les tensions, tandis que des régions comme la Bourgogne-Franche-Comté ou la Bretagne voient leur offre progresser (+10 %). Malgré une légère hausse de l’offre (+3,6 % au T1 2026), le marché reste déséquilibré, avec des loyers moyens à 818 €/mois pour 54 m² (soit -0,7 m² par rapport à 2025).
Pierre C.
Conseiller en gestion de patrimoine — PC INVEST360
Ancien officier de l'armée de l'air devenu CGP indépendant. CIF enregistré à l'ORIAS.